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Tu t'entraînes dur, tu progresses, et pourtant dans le miroir tu te trouves toujours trop maigre ou pas assez développé. Ce mécanisme a un nom et des signes reconnaissables.
La dysmorphie musculaire, parfois appelée bigorexie, touche des hommes qui s'entraînent sérieusement et qui, malgré des progrès réels et visibles, continuent à se percevoir comme trop maigres ou insuffisamment développés. Une étude menée auprès de 384 bodybuilders hommes a retrouvé des signes de dysmorphie musculaire chez 5,7% des participants, avec un lien net entre anxiété liée au regard des autres sur son physique et intensité des symptômes (Duran et Öz, 2021, DOI 10.1111/ppc.12980). Une revue systématique menée en population militaire, un contexte très centré sur la performance physique, a retrouvé des taux plus élevés chez les hommes, autour de 15% (Applewhite et al., 2024, DOI 10.1136/bmjmilitary-2022-002135). Ces chiffres varient beaucoup selon les populations étudiées, ce qui montre surtout une chose : ce trouble est loin d'être rare chez les hommes qui pratiquent la musculation de façon intensive.
Ce que tu vas trouver dedans
Ce que la dysmorphie musculaire change concrètement au quotidien
Pourquoi les pratiquants de musculation sont plus exposés que la moyenne
Les signes qui doivent alerter, au delà de la simple motivation
Comment reprendre pied sans arrêter la musculation